Le revêtement décide autant du confort que de la durée de vie d'une méridienne. Avant la couleur, deux critères techniques méritent d'être regardés : la résistance à l'abrasion et la solidité des couleurs.
La résistance se mesure en tours Martindale. En dessous de quinze mille tours, le tissu convient à un usage occasionnel, dans une chambre ou un bureau peu fréquenté. Entre vingt et trente mille tours, il supporte un salon familial. Au-delà de quarante mille, on parle de qualité contract, celle des hôtels et des lieux publics. Un vendeur sérieux communique cette valeur sans difficulté.
Les matières et leurs contraintes
Le velours, très demandé, offre une profondeur de couleur incomparable mais marque au passage de la main et retient la poussière. Un velours de polyester résiste bien mieux qu'un velours de coton et se nettoie plus facilement. Le lin séduit par son aspect naturel, mais il se froisse, se détend légèrement avec le temps et supporte mal les frottements répétés. Le cuir traverse les années s'il est nourri une à deux fois par an, alors que le similicuir d'entrée de gamme craquelle souvent au bout de quelques saisons.
Les tissus techniques déperlants constituent une alternative pertinente avec des enfants ou des animaux. Leur fibre traitée repousse les liquides quelques minutes, ce qui laisse le temps d'éponger avant absorption. Certains se nettoient même à l'eau claire, une caractéristique précieuse au quotidien.
Côté entretien, trois réflexes suffisent. Aspirez chaque semaine avec un embout brosse, en insistant sur les coutures où la poussière abrase les fibres. Traitez les taches immédiatement, en tamponnant sans frotter, du bord vers le centre. Enfin, éloignez l'assise des fenêtres très exposées : l'ultraviolet décolore les teintes foncées bien plus vite que l'usage.
Ces critères valent pour tous les modèles, du récamier classique à la méridienne convertible, dont l'assise subit des contraintes supplémentaires liées au mécanisme.









